Frédérique Bouvier

Frédérique BouvierDiplômée 2017

Frédérique Bouvier évolue dans le domaine de la recherche UX où elle aborde le design d’interaction à partir de l’analyse des interactions humaines en contexte numérique. Sa démarche, marquée par la rigueur méthodologique et l’attention aux contextes complexes, s’accompagne d’un intérêt particulier pour l’évaluation cognitive et expérimentale des expériences numériques.

Expertises principales: architecture d’information, design d’expérience (UX), design d’information, recherche en design centrée sur l’expérience utilisateur

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Passage à la MDI

La MDI a offert à Frédérique des bases solides en design d’expérience (UX) ainsi qu’un cadre méthodologique rigoureux. Au fil du programme, elle a développé une capacité à analyser les écosystèmes numériques de manière globale et cohérente, tout en approfondissant ses connaissances en architecture de l’information et en structuration des contenus. Ces apprentissages lui donnent des repères durables qu’elle mobilise encore aujourd’hui dans sa pratique.

Elle garde un souvenir très positif de cette période, qu’elle associe à une expérience à la fois exigeante, stimulante et profondément humaine. Le projet d’intervention réalisé avec Amnistie internationale s’est révélé particulièrement formateur, en lui permettant de confronter ses apprentissages à un contexte réel et porteur de sens. La richesse des échanges au sein de sa cohorte, de même que la qualité de l’accompagnement professoral reçu dans le cadre de son essai, ont contribué à faire de ce parcours une étape marquante de son développement professionnel et intellectuel.

Parcours professionnel

Avant d’entreprendre la maîtrise, Frédérique amorce sa carrière comme designer graphique dans le domaine imprimé. Elle travaille notamment pour la maison d’édition Pearson ERPI, où elle est peu à peu amenée à contribuer à des projets numériques. Cette transition vers le numérique nourrit son intérêt pour l’expérience utilisateur et l’amène à s’orienter vers la maîtrise en design d’interaction.

Chez Pearson ERPI, cette évolution l’amène aussi à contribuer à la création d’un poste en design d’expérience (UX) et à participer à la mise sur pied d’une première équipe dans ce domaine, une étape marquante de son parcours. Après l’obtention de son diplôme, elle se joint au Tech3Lab comme chercheuse UX, amorçant ainsi un virage vers le milieu universitaire et la recherche.

Pratique et vision du design

Au Tech3Lab, Frédérique dirige une petite équipe et mène des études UX en collaboration avec des partenaires industriels. Son travail couvre l’ensemble du processus de recherche, de la conception des protocoles à la rédaction des rapports, en passant par les tests utilisateurs, les entrevues et l’analyse des données. Sa pratique repose sur une triangulation des données qui combine observations, questionnaires et mesures biométriques.

Ce contexte de recherche pluridisciplinaire pose aussi certains défis, notamment celui de faire reconnaître la valeur du design et d’en préciser la contribution dans les projets. La vulgarisation est également un enjeu central de son travail, puisqu’elle doit rendre accessibles des résultats scientifiques complexes auprès de publics variés. À cela s’ajoute le rythme soutenu du laboratoire, souvent proche de celui d’une jeune pousse (start-up), qui demande une grande capacité d’adaptation pour concilier la rapidité d’exécution propre à l’industrie avec les exigences méthodologiques du milieu académique.

Pour Frédérique, le design gagne à être mobilisé dès les premières étapes des projets, avant que les problèmes et les solutions ne soient figés. Elle valorise les échanges transdisciplinaires et reconnaît le rôle croissant du design face aux enjeux sociaux, environnementaux et technologiques. Dans un contexte où l’intelligence artificielle transforme les pratiques, elle insiste sur l’importance de maintenir une posture critique, rigoureuse et curieuse. Elle encourage donc les designers à développer leur esprit de synthèse, leur empathie et leur tolérance à l’ambiguïté, mais aussi leur capacité à vulgariser, à convaincre, à poser des limites et à accepter certains compromis. Pour elle, ces qualités sont essentielles pour collaborer efficacement et faire avancer les projets dans des environnements complexes.

Réalisations

Parmi ses réalisations figurent la création de son propre poste en UX au sein de Pearson ERPI, où elle a participé à la mise en place des premières pratiques en expérience utilisateur, le projet d’intervention réalisé auprès d’Amnistie internationale dans le cadre de sa maîtrise, ainsi que son essai consacré à la place de la technologie dans les espaces publics.

Au Tech3Lab, elle participe à des recherches évaluatives avancées faisant appel à des méthodes multimodales, incluant l’oculométrie, l’EEG et les mesures électrodermales.

Fiche issue d’un entretien mené par Emilie Goupil-Nantel, étudiante MDI, 2024-2025.