18 août 2026
Le court métrage «Amalgame» sélectionné au Festival international d’animation d’Ottawa
21 août 2026
Marie-Hélène Bélanger, étudiante au doctorat sur mesure en recherche-création et études féministes sous la direction de la professeure Marie-Josée Saint-Pierre, reçoit la Bourse Alban-D’Amours sur la coopération. Cette bourse souligne l’excellence de personnes étudiantes des cycles supérieurs dont les travaux accordent une place centrale à la coopération.
Son projet de recherche-création explore comment des pratiques textiles collectives peuvent constituer des espaces de care, de transmission des savoirs et de résistances féministes. Par des ateliers de création menés avec un groupe de participantes, elle étudiera notamment la formation de communautés de pratique et la circulation des solidarités au-delà du groupe de création.
Biographie
Détentrice d’un baccalauréat en arts, avec majeure en joaillerie de l’Université NSCAD à Halifax, Marie-Hélène a terminé à l’été 2026 une maîtrise sur mesure, études pratiques et créations féministes, à l’Université Laval. Elle entreprend à l’automne 2026 un doctorat sur mesure, recherche-création et études féministes, toujours à l’Université Laval. Elle est aussi artiste professionnelle des métiers d’art depuis plus de 20 ans.
Description de projet
Le projet de recherche-création doctorale vise à analyser comment des pratiques textiles collectives peuvent constituer des espaces de care, de transmission de savoirs et de résistances féministes. Longtemps associées au travail domestique et aux activités féminines, les pratiques textiles ont été marginalisées dans les hiérarchies artistiques et culturelles, malgré leur rôle central dans la production de liens sociaux et de solidarités. Le projet pose la question suivante: comment un processus de création textile collective, conçu dans une démarche de recherche‑création communautaire, contribue‑t‑il à la formation de relations de care, à l’émergence d’une communauté de pratique entre femmes et à l’expression de résistances féministes situées ? Pour y répondre, des ateliers réguliers de création textile seront mis sur pied avec un groupe de participantes sur une période d’environ douze mois. Les œuvres produites collectivement seront en partie abandonnées dans l’espace public, afin d’interroger la circulation du care et des solidarités au‑delà du groupe de création. La recherche s’appuiera sur une méthodologie qualitative combinant observation participante, entretiens, journal de recherche et analyse des œuvres comme traces matérielles des dynamiques relationnelles observées.